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Dans la famille des webangels qui sont les garants de cette campagne sur le terrain numérique, j’appelle Thibaut Lanoy. Il anime le blog des Démocrates lillois. Mais pas seulement, il est aussi l’auteur d’un blog musique. Rencontre avec un Démocrate aux multiples facettes.

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Thibaut Lanoy

On se connaît, tu as un profil sur le réseau des démocrates. Quel intérêt en retires-tu?

J’aime beaucoup cette plateforme de contenus que je trouve plus intéressante qu’un simple réseau social. J’apprécie de pouvoir y trouver des articles de fond plutôt que des groupes un peu superficiels où l’on retrouve toujours les mêmes discussions et les mêmes contributeurs. C’est un outil très intéressant qui peut encore monter en puissance selon moi.

Je suis d’accord et j’espère bien travailler avec vous sur une nouvelle version ;)

A quel moment as-tu décidé de t’impliquer dans la vie politique?

Au moment de la campagne présidentielle de 2007, même si je m’intéresse depuis l’adolescence à la vie politique . J’étais un peu sceptique quant à la pertinence des partis politiques et j’ai été convaincu par le refus des discours simplistes et la volonté de dépasser (sans les nier) les clivages partisans du « jeu politique » français. En lisant les livres de François Bayrou et en écoutant ses discours j’ai retrouvé les idées qui me sont chères et qui étaient celles par exemple d’Emmanuel Mounier ou de Marc Sangnier, des intellectuels trop longtemps négligés selon moi et qui méritent d’être relus.

Quel est ton parcours militant? Comment es-tu arrivé au MoDem?

Tout d’abord sceptique j’ai été amené presque « de force » à une réunion de campagne où j’ai pu rencontrer des gens assez extraordinaires et partageant les mêmes valeurs que moi. La création du MoDem a été pour beaucoup un grand soulagement : enfin une force politique démocrate non alignée et libre. C’est un pari difficile à tenir mais je pense que nous avons besoin de cette force de résistance au monde tel qu’il devient.  Je sais que François Bayrou a bien reçu le message que lui a délivré à la veille de sa mort André Diligent, grande figure de notre famille politique dans le Nord-Pas-de-calais : « Ne cède jamais ». Le courage et la persévérance sont pour moi des valeurs d’avenir.

Que fais-tu dans la vie? Oui je sais je suis curieuse mais comment fais-tu pour concilier vie professionnelle, militante et personnelle..??

Je travaille en fait depuis l’année dernière pour des élus et je considère ce travail comme du « militantisme citoyen », en essayant de concilier politique au service de nos concitoyens et mise en avant des propositions de notre mouvement.

Ma vie militante au sein de la section lilloise est essentiellement au service des autres militants qui ont une vie professionnelle extérieure à la politique. Le job de secrétaire de section : relation avec les élus, rédactions d’argumentaire, veille internet, relation avec les autres mouvements et la presse, communication avec les membres de la section etc…

J’essaie aussi de concilier tout cela avec ma vie personnelle. Je n’en dirai pas plus je pense que cela fonctionne !

 

Thibaut Lanoy en séance publique

Thibaut Lanoy en séance publique

Quel est ton rôle pendant cette campagne des régionales?

En dehors du militantisme (tractage, collage etc) je suis en relation avec le directeur de campagne et les candidats pour les aider à monter les actions puis à les diffuser sur notre site Internet et auprès des autres militants.

C’est vraiment le rôle qui me plait : faciliter le travail des autres.

Sur le terrain ça se passe comment?

Et bien je crois que les militants sont heureux et fiers de faire campagne, malgré les difficultés. A vrai dire c’est un grand honneur de travailler pour des gens qui prennent de leur temps libre pour défendre des idées. A notre époque, c’est assez rare et je tiens vraiment à le souligner : nous faisons tout cela pas seulement pour nous faire plaisir, mais pour essayer de changer les choses. C’est difficile, c’est parfois ingrat, mais c’est absolument nécessaire.

Quels sont les thèmes que tu as particulièrement envie de défendre pendant cette campagne et au-delà?

Avant tout je suis très attaché à la philosophie politique humaniste, qui selon moi s’«incarne» dans le courant démocrate et doit être autonome dans le champ politique français. Le Centre Démocrate Humaniste (comme j’aime l’appeler, en référence à un de nos partis « frères » en Belgique) est selon moi absolument incompatible avec le néolibéralisme conservateur. Reste à construire le modèle de société progressiste du XXIe siècle : les démocrates y ont nécessairement leur place.

Pendant cette campagne j’ai particulièrement apprécié que les démocrates mettent surtout en avant les questions régionales.  Notre région (le Nord-pas-de-Calais) a une identité forte (pas toujours positive…). Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en réjouisse ou pas, nous y sommes attachés d’une manière indicible et chaque français sait désormais ce que c’est qu’être «chtis». Notre histoire nous oblige a avoir pour elle de grandes ambitions et pas à se contenter de la gérer de manière plan-plan. C’est dans cet esprit que chacun de nos candidats s’est engagé et c’est avec cet esprit que nous avons fait campagne.

Les Démocrates font campagne sur le web? Pour toi, ça représente quoi?

C’est une forme de mobilisation moderne, multimédia, qui doit selon moi avant tout illustrer et accompagner la campagne de terrain. Je suis très présent sur le web mais plus je suis présent et plus je me rends compte que la « fracture numérique » est importante : nous ne pouvons pas sur le web être déconnecté de la vie réelle sous peine de tourner à vide. Soyons une caisse de résonance du monde. De même il est nécessaire de former les citoyens au web pour qu’il s’approprient les outils et les fassent évoluer. C’est un véritbale enjeu humaniste.

Si je te dis militant, tu penses à quoi?

Immédiatement je pense à plusieurs types de militants et j’ai du mal à ne trouver qu’une seule réponse.

En y réfléchissant je vais un peu botter en touche en faisant mon philosophe et en citant la définition du concept de « personne » tel que défini par Emmanuel Mounier :

« Elle est une activité vécue d’auto-création, de communication et d’adhésion, qui se saisit et se connaît dans son acte, comme mouvement de personnalisation. »

Donc, selon moi, un militant est réellement une personne, dans ce sens très précis du terme, et qui englobe tous les militants auxquels je peux penser.

Merci Thibaut!! Très belle campagne web et IRL comme on dit par chez moi (i.e. In the Real Life, dans la vie réelle) que vous faites en Nord-Pas de Calais!! A bientôt Thibaut.

Le réseau social des Démocrates est un espace où l’on rencontre des personnalités très différentes. Un trombinoscope se déroule en page d’accueil et parmi ces visages, Un regard souriant celui de Régis Laurand. Loin de se réduire à cela, Régis est aussi membre du Bureau Départemental (Pyrénées-Atlantique), responsable de l’animation du pôle Pau Pyrénées (1ere, 2nde et partie de la 3ème circonscription des Pyrénées-Atlantique). Il a été également sur la liste conduite par François BAYROU aux municipales, en 2008. Rencontre avec un homme fortement impliqué!

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A quel moment avez-vous décidé de vous impliquer dans la vie politique?

J’ai toujours été intéressé par le débat public. Etudiant, nous étions une poignée à parler politique. Après mes études, ma vie professionnelle, impliquant des mutations très régulières, ne me permettait pas d’être engagé. Quand je suis arrivé à Pau, j’ai décidé d’y poser mes bagages, J’ai changé de métier.

En 2002 j’ai décidé de m’engager politiquement. J’ai alors lu tous les programmes (de l’extrême gauche à l’extrême droite), et je me suis retrouvé à 95% dans le projet défendu par François BAYROU. Je me suis encarté au lendemain des Présidentielles, à l’UDF à l’époque, avec François BAYROU à 5% dans les sondages… Je ne savais même pas qu’il était des Pyrénées Atlantiques !

Mon engagement tient bien à des valeurs. Je suis “libéral” (pas ultra-libéral) économiquement, l’Etat étant garant de l’équité et du respect des règles du jeu ; je considère que les affaires publiques doivent être gérées sainement, mais que tout le sens de cette saine gestion et de la création de richesses, de profits n’a de sens que si elle permet le développement humain, la redistribution, la main tendue aux plus faibles. Je veux un Etat stratège et un Etat protecteur des plus faibles.

Quel est votre parcours militant? Comment êtes-vous arrivé au MoDem?

Je ne suis pas un tiède. Je ne sais pas faire les choses à moitié. Donc une fois encarté, il fallait que je milite. J’ai “bataillé” (à l’époque l’accueil des nouveaux n’était pas le point fort de l’UDF!) pour rencontrer des responsables et voir avec eux comment me rendre utile. Très rapidement j’ai participé à des réunions, des commissions, j’ai fait campagne. Progressivement, j’ai pris des responsabilités. A la veille des présidentielles de 2007, j’étais co-responsable de l’animation de la 3ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

J’étais au congrès de 2006, à Lyon, et j’ai voté l’indépendance de l’UDF (par rapport à l’UMP). J’ai fait campagne très activement, avec une poignée de militants à l’époque, un moment fantastique humainement ! Une campagne d’enfer ! J’étais à 100% dans le projet de société et la manière de faire de la politique défendue par François BAYROU : rassembler des hommes et des femmes venus d’horizons différents pour construire l’intérêt général. C’est donc sans l’ombre d’une hésitation que j’ai adhéré au Mouvement Démocrate dès sa création.

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Avez-vous fait de la politique votre métier? Si non comment articulez-vous toutes vos activités?

Mon engagement politique n’a rien de professionnel. La politique n’est pas un métier, c’est une passion, un dévouement pour l’intérêt général. Il ne faudrait jamais que ce soit un “métier” (il y a beaucoup à faire sur le statut de l’élu) ; il faut rester indépendant, libre de ses idées et ses idéaux ; ce qui me semble incompatible avec une “professionnalisation”.

J’ai la chance d’avoir besoin de peu de sommeil, j’arrive donc assez facilement à jongler avec mes diverses activités. J’avoue que je pose régulièrement une partie de mes congés pour les campagnes électorales.

Vous êtiez candidat pour ces régionales? 

J’étais candidat à la candidature. Je sais combien il est difficile de constituer une liste, avec tous les équilibres qu’il faut doser, en terme de représentativité des territoires, des sensibilités, des âges, des profils socio-professionnels…. C’est un art, qui plus est qu’il y a toujours moins de places sur les listes que de personnes légitimes à y figurer…

Je pense qu’il est normal d’avoir un peu d’ambition personnelle en politique, c’est un puissant moteur de l’action, mais je considère que cette ambition doit ou s’effacer au profit de l’équipe, ou se mettre au service du collectif et de l’intérêt général.

C’est donc sans aucun état d’âme que je soutiens au maximum, et que je m’implique “à fond” pour cette campagne des régionales.

Nous avons en Aquitaine un leader charismatique et exceptionnel en Jean LASSALLE, et notre liste en Pyrénées Atlantiques est vraiment une très jolie liste, pleine de ressources, de compétences, d’envie, d’amitié. Même si il n’y a que 19 noms sur la liste, nous sommes nombreux à nous être attribués les numéros 20, 21, 22 et suivants tant il y a de chaleur et de proximité entre les colistiers et les militants !

Quels sont les thèmes que vous avez particulièrement envie de défendre pendant cette campagne et au-delà?

Toujours les mêmes : une gestion saine et rigoureuse, au service du développement humain et de la solidarité, teintée d’une ambition pour la Région.

Pour moi la politique c’est tenir compte de la réalité, agir sur cette réalité, pour rendre les rêves possibles. Le pragmatisme est à court terme, au service du politique qui trace les horizons à long terme. Je trouve regrettable qu’un politique se targue d’être pragmatique et de n’avoir que ce pragmatisme pour ambition !

La Région est une institution capitale : en charge du développement économique, de la formation, de la recherche, des lycées, des transports, de l’aménagement du territoire. C’est l’institution des jeunes et des actifs. Je suis consterné de voir tant de personnes se détourner de cette élection!

Les Démocrates font campagne sur le web? Pour vous, ça représente quoi?

Le web est un outil formidable. Je ne sais pas comment on arrivait à vivre sans avant…
Ceci dit, ce n’est qu’un outil.

Je l’utilise avec intérêt. J’administre, avec l’équipe de la Commission Communication, le site http://www.modem-pau-pyrenees.fr . Nous enregistrons énormément de visites. C’est un excellent média.

Je fais campagne via facebook, et mon carnet d’adresses mail…

Mais je ne suis pas un “no life” ! A un moment, il faut savoir prendre de la distance avec son écran et rencontrer les vrais gens, dans la vraie vie, avec leurs vraies difficultés.

Donc oui, internet est un outil formidable, mais la campagne ne peut se résumer à la net campagne. C’est un tout qui fait le succès : réunions publiques, meeting, marchés, porte-à-porte, sms, mail, web…. Qui apporte quoi? Difficile à dire. Il faut être partout !

Si je vous dis militant, vous pensez à quoi?

Engagement.
Rencontres.
Convictions.

Merci Régis pour ce temps accordé dans un moment si dense! Bonne campagne à vous et mon bon souvenir très affectif au château de Pau! ;)

“Régions Démocrates, bonjour!”

Depuis quelques jours déjà, vous pouvez appeler sur une ligne baptisée “ligne orange“. Cette “hotline des régionales” vous permet d’obtenir informations et contacts sur les régions. Mais qui s’active derrière ce numéro? Des voix et des visages. Je vous propose de découvrir celui de Marie-Jeanne Chevallereau, une Dame et en cette journée de la femme il en fallait bien une sur ce blog ;) Marie-Jeanne est une réserve d’énergie! Elle est de ces femmes qui ne comptent pas leurs heures mises au service de l’intérêt général. Un long moment à discuter avec elle et j’ai été conquise. Rencontre avec une femme de convictions.

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Marie-Jeanne Chevallereau

Bonjour Marie-Jeanne!

Une toujours jeune militante du MoDem. Aujourd’hui c’est la journée de la femme, ça représente quoi être femme au sein de ce parti?

Je crois pouvoir dire qu’on se sent bien. Je n’ai jamais ressenti aucune différence d’attitude, de degré de confiance, entre l’un ou l’autre. J’ai bien aimé ce qu’a déclaré Alain Dolium récemment à un micro : « avoir la peau noire, ce n’est pas une compétence. » J’ai envie de dire la même chose : être femme n’est pas une raison pour être choisie. Ce qui compte c’est la qualité d’être humain, la qualité d’engagement, et les compétences. On doit avoir les mêmes exigences envers une femme et un homme. Rien au rabais !

J’ajoute que des femmes engagées et compétentes, il y en a beaucoup au Modem. Voir déjà le nombre de femmes têtes de listes régionales ou départementales pour ces élections. Rien qu’en Ile de France, elles sont 5 têtes de liste départementales sur les 8 départements de la région. Plusieurs têtes de liste régionales, émérites, de nombreuses autres têtes de listes départementales… Mais attention, les hommes sont bien aussi !!

A quel moment avez-vous décidé de vous impliquer dans la vie politique?

J’ai toujours été intéressée par les questions de société, et depuis la cour de récréation, je ne supporte pas l’injustice. La lecture de “Crime et Châtiment » à l’âge de 15 ans a été une expérience très forte. Je n’ai jamais pu m’identifier ni à la droite ni à la gauche, les postulats idéologiques m’ont toujours paru sectaires et creux. Il y a toujours quelque chose à apprendre de l’autre. On gagne à se parler, à s’écouter.

Alors, on fait quoi… Voter le moins mal possible… Au centre, en général. En 2002, mon mari et moi avons découvert François Bayrou et voté pour lui. Puis nous avons suivi avec intérêt son affranchissement progressif d’un lien automatique avec la droite (je me demande si on se rend compte du courage et de la ténacité qu’il lui a fallu), et fin 2003, nous nous sommes dits que cette liberté peu à peu et chèrement acquise était la bonne voie, et nous qui sommes franchement indépendants de nature… avons décidé de nous engager.

Le droit de vote est accordé aux femmes en France le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française, mais utilisé pour la première fois le 29 avril 1945 pour les élections municipales. Vous souvenez-vous de la première fois où votre mère ou les femmes de votre entourage sont allées voter?

Mes parents qui étaient de fidèles gaullistes, nous emmenaient au bureau de vote et parfois au dépouillement. Il y avait une vraie conscience politique à la maison, et ma mère était une très fine analyste du jeu des partis. Elle a toujours voté. Je sais qu’elle trouvait choquant qu’on puisse dire qu’une femme votait comme son mari, donc ce n’était pas la peine (!) et pire encore, que les femmes votaient comme le leur demandaient les curés !!! (Raison pour laquelle la gauche a traîné des pieds pour accorder le droit de vote aux femmes…)

Si je vous dis abstentionnisme, Marie-Jeanne, vous me répondez…

La perte de confiance dans les politiques, jugés « tous pareils ». Et en même temps, un manque de conscience que le vote peut changer les choses. Seule l’éducation et l’instruction peuvent faire grandir la prise de conscience. Le grand éducateur brésilien Paulo Freire a défini « l’éducation, pratique de la liberté ». C’est le sens que je donne à une initiative du programme du Mouvement Démocrate pour les Régionales qui me semble très importante : les « Universités populaires » ouvertes à tous, dans les lycées le soir et le week end. Ceci peut aider les gens à améliorer leurs connaissances dans un domaine ou un autre, mais aussi, contribuer à la prise de conscience citoyenne en faisant grandir l’autonomie de pensée et de jugement. Il faut que ce projet soit mis en œuvre.

Puisque c’est la journée de la femme, je souligne l’importance de cette éducation populaire dans l’émancipation des femmes, notamment en Afrique.

Quel est votre parcours militant? Comment êtes-vous arrivée au MoDem?

Je ne suis pas fan du mot « militant » par son côté partisan. Je préfère dire « engagée ».

Nous nous sommes mis « à disposition » sans prétendre à rien. Tractage, collage d’affiches, mise sous enveloppe… rien ne m’a dérangé. C’est une expérience partagée avec d’autres, dont on tire toujours quelque chose d’enrichissant, et que je conseille à tous !

On peut aussi contribuer en participant à des groupes de travail, en étant apporteur d’idées

Je crois savoir que vous avez beaucoup œuvré pour un rapprochement entre le siège et les citoyens par le biais de lignes téléphoniques. Celle des Présidentielles d’abord et aujourd’hui la Ligne Orange pour les régionales. Racontez-nous un peu ce qui vous semble important là-dedans? Et qui participe avec vous à la Ligne Orange?

La question politique fondamentale, c’est celle de la vie ensemble. Quelle vie voulons-nous ? Je refuse le « chacun pour soi ». Alors ce qui m’intéresse particulièrement, c’est d’écouter, partager, comprendre. Ce doit être pour cela qu’on m’a demandé de monter l’accueil téléphonique durant la campagne présidentielle. Nous avons reçu énormément d’appels de toutes sortes, c’était un moment formidable, émouvant. Il y avait une telle attente…

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Marie-Jeanne Chevallereau et l'équipe de la ligne Orange

Nous avons mis en place la « Ligne orange » pour le temps de la campagne régionale. On constate que les médias restent à la surface des choses. Or nous avons tant à dire sur nos programmes, nos candidats. Nous avons donc créé cet espace de dialogue. Internet, c’est magnifique, mais ça ne peut pas suffire. Il y a beaucoup de gens qui ont besoin d’un échange, d’une relation avec une personne. Se parler crée un lien.

Nous sommes tout un groupe – tous bénévoles – dont plusieurs jeunes, des personnes à la retraite. Cela fait un mélange épatant.

Quels sont les thèmes que vous avez particulièrement envie de défendre pendant cette campagne et au-delà?

La nécessité d’envisager la politique autrement qu’en termes d’oppositions. « On va gagner! » (qui veut dire que quelqu’un d’autre va perdre) est une phrase qui m’a toujours paru dénuée de sens. Ce qui doit gagner, c’est l’intelligence, le souci de justice, l’envie d’agir ensemble… Dans les régions, qui sont un lieu de proximité, on doit pouvoir trouver des terrains d’entente entre gens qui ne sont pas nécessairement du même bord.

Au-delà, chaque région Démocrate a conçu un programme basé sur des priorités claires sur la base d’enjeux locaux, des objectifs concrets, atteignables. Il faut aller sur les sites qui sont très faciles à parcourir.

Pour apporter du souffle à des gestions régionales souvent un peu plon plon, manquant de vision, il faut voter orange! Alain Dolium veut mettre « de l’oxygène en Ile de France ». C’est exactement ce qui manque au sens propre comme au sens figuré!

Les Démocrates font campagne sur le web? Pour vous, ça représente quoi?

J’adore tous ces jeunes qui bloguent, facebookent (j’ose ce verbe) twittent. Ils sont réactifs, vifs d’esprit, libres dans leur expression, et particulièrement nombreux au Modem ! C’est l’avenir.

Si je vous dis militante, vous pensez à quoi?

A la joie de vivre !

Merci Marie-Jeanne pour cet échange fort riche et sympathique!

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